Centre international de Conférences de Diamnadio.

Le président de la République, Macky Sall a lancé ce jour, le 18 juillet 2019, le Programme d’appui à la modernisation de l’administration (PAMA) au Centre international de Conférences Abdou Diouf de Diamnadio.

Le site présidentiel indique que le PAMA « a pour ambition de renforcer l’Administration afin qu’elle joue un rôle d’impulsion dans la réalisation des objectifs du Plan Sénégal émergent (PSE) et serve de pivot dans la mise en œuvre efficace des diverses actions identifiées et retenues. » Un objectif confirmé par le communiqué annonçant le lancement du PAMA qui souligne que ce programme traduit la « volonté du gouvernement de contribuer à l’action de modernisation de l’Administration, dans son rôle de moteur dans le processus d’émergence, à l’horizon 2035. »

Elaboré sous l’égide du ministère chargé du Renouveau du Service public, « structure d’exécution de la réforme phare « Modernisation de l’Administration », ce dernier bénéficie d’ailleurs de l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et du Bureau opérationnel de Suivi du PSE.

Le président de la République précisera ce jour les détails du PAMA qui s’articulera autour de trois objectifs majeurs : optimiser le cadre organisationnel de l’administration ; améliorer la qualité des services rendus aux usagers et la performance de l’administration et professionnaliser la gestion des ressources humaines de l’Etat. Le programme définit aussi un cadre de gouvernance des réformes ainsi qu’un dispositif de suivi-évaluation de ses performances.

Le site présidentiel précise les enjeux de la réforme de l’administration : « le gouvernement reconnaît que la réalisation des ambitions du PSE doit nécessairement s’appuyer sur l’amélioration de la gouvernance économique et sociale la transparence et la systématisation de la reddition des comptes. Dans ce cadre, il est déterminant de s’appuyer sur l’administration en tant que bras séculier de l’Etat et cadre opératoire des projets politiques. Toutefois, les capacités de l’administration sont identifiées parmi les principaux facteurs de risque pouvant entraver l’Emergence. »

Concrètement, la modernisation de l’Administration consistera à « améliorer l’accès des usagers au service public, la rationalisation des structures étatiques, la promotion d’un système de recrutement basé sur le mérite, la modernisation de la gestion des ressources humaines ainsi que le renforcement des capacités de formulation, de mise en œuvre, d’évaluation et de contrôle des politiques publiques. Elle doit asseoir une administration performante à travers l’automatisation des procédures administratives, l’internalisation de la culture de la gestion axée sur les résultats. »

Pour mémoire, les premières réflexions sur la modernisation de l’administration sénégalaises ont été lancée en 2016 sous le ministère de Viviane-Laure Bampassy, ancienne ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public.