Le Forum des chefs d’entreprise (FCE), le patronat algérien, a été fortement déstabilisé par les secousses politiques qui agitent le pays. L’orage est-il passé ? Le 24 juin, le Forum des chefs d’entreprise (FCE) a élu à l’unanimité son nouveau président, l’homme d’affaires

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Sami Agli (photo). Une formalité puisqu’il était le seul candidat.

Il succède ainsi à Ali Haddad, qui a été obligé de démissionner le 28 mars dernier, pour ses liens trop étroits avec la famille Bouteflika. Actuellement incarcéré pour des faits de corruption, Ali Haddad est suspecté d’avoir bénéficié pendant vingt ans de ses liens avec le clan Bouteflika pour décrocher des contrats publics et bâtir un empire tentaculaire.

A 41 ans, le nouveau patron des patrons algériens est le P-DG du groupe Agli, l’entreprise familiale fondée en 1967 et dont il a dirigé pendant des années la branche agroalimentaire, avant d’engager une diversification dans le tourisme et l’immobilier.

Sami Agli est un membre actif de l’organisation patronale algérienne depuis une dizaine d’années. Il était délégué du FCE de la wilaya de Biskra depuis 2014, membre du conseil

exécutif et vice-président du Forum depuis fin 2018.

«Nous tirons des leçons de ce qui a été fait, il y a des choses qui n’ont pas été bien faites et que nous allons bannir de notre organisation», a garanti Sami Agli après son élection, décidé à prouver rapidement « qu’il y a un réel changement, un changement qui est basé sur la confiance et la transparence. »

« Je serai comptable devant l’opinion de ce que sera le FCE à l’avenir. Nous nous engageons à faire en sorte que notre travail et mission soient à 100% économiques, c’est-à-dire une organisation qui aura pour raison d’être de défendre ses membres qui sont des entreprises et devenir une force de proposition pour le développement économique de notre pays», a-t-il par ailleurs assuré.

Pour éloigner l’organisation de la politique, Sami Agli a annoncé qu’une charte sera élaborée pour exiger des membres du FCE de signer un engagement à ne pas impliquer l’organisation dans les campagnes électorales.

Sami Agli est diplômé de l’Ecole d’ingénieurs CESI France et de la Weller international business school de Paris.

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