Gabriel Kyungu wa Kumwanza, PCA de la SNCC.

Le chef de l’Etat de la RDC, Félix Tshisekedi, a procédé à une nomination, le 3 juin 2019, qui a fait son effet avec l’arrivée de Gabriel Kyungu wa Kumwanza comme président du conseil d’administration de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC).

En effet, Gabriel Kyungu est le leader de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC) et coordonnateur du « G7 », le groupe des sept partis politiques qui ont soutenu la candidature de Moise Katumbi, l’ex-gouverneur du Katanga, à la présidentielle pour le Grand Katanga. Toutefois, Gabriel Kyungu figure parmi les premiers dirigeants de la plateforme Ensemble, fondée par Moise Katumbi, à reconnaître la victoire de Félix Tshisekedi lors de la présidentielle du 30 décembre 2018, et à se désengager de la coalition Lamuka, destinée à soutenir la candidature de Martin Fayulu.

Proche de l’opposant Moise Katumbi, Gabriel Kyungu est par ailleurs un ancien cheminot. Ancien président de l’assemblée provinciale du Haut-Katanga, élu député lors des dernières élections, il retrouve une entreprise où il fut syndicaliste de nombreuses années avant d’entrer en politique.

Gabriel Kyungu connaît donc très bien la SNCC. Mais cette nomination n’est pas franchement un cadeau tant l’entreprise publique se porte mal. « Je connais bien la boîte. Elle traverse des moments très difficiles. Le chef de l’Etat en me mettant là veut donner des orientations pour soulager les souffrances des travailleurs de la SNCC. Nous espérons que nous serons suffisamment accompagnés par l’autorité suprême du pays afin de trouver dans la mesure du possible les solutions idoines pour relever le chemin de fer, l’épine dorsale économique de notre pays »,a-t-il précisé à la radio onusienne radio Okapi.

Dans sa mission, le PCA pourra compter sur Fabien Mutomb, le nouveau directeur général de la SNCC, lui aussi un ancien cheminot de la SNCC, assisté de Jacques Kamenga Tshimuanga.

Toutefois, ces nominations sont contestées par des juristes qui estiment qu’elles violent l’article 81 de la Constitution qui conditionne la validité des nominations par le contreseing du Premier ministre qui n’est toujours pas de gouvernement.