Organisé à Ottawa (Canada), du 29 au 31 mai derniers, le sommet mondial du Partenariat pour un gouvernement ouvert (OGP), qui a réuni plus de 2 000 participants venus de près de 100 pays, a accueilli le Maroc, l’un de ses derniers adhérents.

«Devenu le 76e pays à adhérer à l’OGP, le Maroc s’engage résolument à souscrire aux principes que porte ce partenariat et à les promouvoir. Son espoir est grand de le voir s’élargir pour englober plus de pays d’Afrique », a souligné le ministre délégué marocain, chargé de la Réforme de l’administration et de la Fonction publique, Mohamed Benabdelkader, lors d’une table-ronde consacré au thème « de l’engagement à l’action en matière de gouvernement ouvert en Afrique», organisée en marge du sommet.

L’adhésion du Maroc à l’OGP remonte à avril 2018. « C’est un stimulant fort du processus de réformes engagées par le Royaume dans les domaines liés à la promotion des mécanismes de démocratie participative, de moralisation de la vie publique et de consolidation des valeurs de transparence et d’intégrité », a expliqué le ministre.

Une démarche qui a abouti à l’adoption d’un plan d’action national pour un gouvernement ouvert pour la période 2018-2020. Il se traduit par 18 engagements concrets portant notamment sur l’accès à l’information, l’intégrité et la lutte contre la corruption, la transparence budgétaire, la participation citoyenne et la communication et la sensibilisation.

Partager l’expérience avec les autres pays africains

Mais le Maroc n’entend pas en rester là et veut partager son expérience dans ce domaine avec les autres pays africains pour les aider à se doter « de gouvernements plus inclusifs, plus ouverts sur leurs citoyens, plus transparents, plus responsables et plus efficaces. »

« Se positionnant comme relais économique et culturel vers l’Afrique, le rôle du Maroc en tant que hub vers ce continent peut être mis à profit pour mettre en avant ce partenariat en tant que processus structurant pour consolider les acquis en termes de transparence, d’équité, d’intégrité et de démocratie participative », a insisté Mohamed Benabdelkader. Et le ministre de donner l’exemple de l’accompagnement de la Côte d’Ivoire par le Maroc dans l’élaboration d’un canal interactif d’échanges entre l’administration et le citoyen ivoiriens, à l’image du portail marocain des réclamations « Chikaya. »

Mohamed Benabdelkader a par ailleurs insisté sur l’importance du Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement (Cafrad), qui « peut jouer un rôle de plateforme pour l’échange d’expertises et le renforcement des capacités dans le domaine du gouvernement ouvert en Afrique. »