L’Algérie, qui vit dans la plus grande incertitude politique, poursuit un vaste jeu de chaises musicales à la têtes des institutions et des entreprises publiques du pays. C’est au tour du très puissant groupe Sonelgaz d’entrer dans la valse des nominations. Le dernier P-DG de l’entreprise, Mohamed Arkab, a été nommé en mars dernier ministre de l’Energie. Pour le remplacer, les autorités ont fait appel à Chahar Boulakhras (photo), qui était jusque là le P-DG de Shariket Kahraba wa Takat Moutadjadida (SKTM), qui est la société des énergies renouvelables de Sonelgaz.

Diplômé en ingénierie et en gestion, Chahar Boulakhras est également responsable de la mise en œuvre du programme national d’énergie renouvelable depuis 2013, de la gestion des réseaux de production du Sud et de l’ingénierie. Le nouveau patron de Sonelgaz a participé à la réalisation et à l’exploitation des premiers projets d’énergie renouvelable en Algérie depuis 2014, avec 354 MW d’énergie photovoltaïque distribuée sur 21 centrales photovoltaïques et une centrale éolienne de 10 MW en tant que premier projet de cette envergure.

Avant de créer SKTM, Chahar Boulakhras était le directeur général du pôle de production d’électricité diesel de Sonelgaz, membre du conseil d’administration de plusieurs sociétés, actionnaire de 14 sociétés, ainsi que directeur régional de la distribution chez Sonelgaz à Tamanrasset et Tizi Ouzou.

En 2018, la production de gaz en Algérie a atteint 20 milliards m3. Et plus de 99% de la production d’électricité dans le pays provient du gaz naturel. Le Groupe Sonelgaz compte actuellement 90 000 salariés et c’est lui qui fournit de l’énergie (électricité, gaz et énergies renouvelables) aux particuliers et aux entreprises, avec une production de 20 000 mégawatts. Le groupe gère également un réseau de transport de plus de 30 000 kilomètres de lignes à haute tension et de transport de gaz à travers des gazoducs sur une longueur de 21 000 kilomètres dans le pays.

L’une des missions prioritaire du nouveau patron de Sonelgaz sera le raccordement à au réseau de haute tension de 50 zones industrielles, dont 11 sont en cours de réalisation. Ses autres priorité : moderniser et améliorer le service public et diversifier les sources d’énergie disponibles en Algérie, à l’instar du gaz, du pétrole et des énergies renouvelables.