Mois : juin 2019

L’essor des banques marocaines en Afrique

La Direction des Etudes et des Prévisions Financières (DEPF) du Maroc, qui dépend du ministère de l'Economie et des Finances, mène plusieurs travaux d’analyses liés au positionnement économique du Maroc en Afrique. A ce titre, la DEPF a consacré la troisième édition de son Policy-Africa à la mise en exergue de la stratégie d’insertion des grands opérateurs bancaires marocains en Afrique, en tenant compte des opportunités et des enjeux actuels et futurs. Ces établissements sont fortement concentrées dans les pays d'Afrique francophones. Le secteur bancaire accapare en effet la moitié des flux cumulés des investissements directs étrangers marocains à destination de l’Afrique, soit des investissements de 17,5 milliards de dirhams (1,6 milliard d'euros) injectés sur la période 2007-2017. Sur le plan opérationnel, l’encours total des dépôts collectés par les banques marocaines implantées en Afrique s’est chiffré à 188 milliards de dirhams (17,2 milliards d'euros) à fin 2017. A l'avenir, la Direction des études et prévisions financières (DEPF) conseille au banques du royaume « de saisir les opportunités offertes au niveau continental pour renforcer l’ancrage de ces institutions financières et conquérir de nouveaux marchés de la région. » Les banques marocaines devraient également profiter des potentialités du marché malien, de la maturité du marché bancaire ivoirien et du niveau de rentabilité «assez confortable» des banques égyptiennes. Les pays anglophones et lusophones présentent pour leur part d’importantes opportunités de développement pour les groupes bancaires marocains opérant en Afrique.

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Phrase de la Semaine

"L'irruption de la Chine sur le marché africain a changé la donne du développement en Afrique. Elle a augmenté la demande et a multiplié les partenaires auxquels les Africains peuvent s'adresser", a déclaré Dominique Strauss-Kahn, le 14 juin 2019 à Lomé.

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Gabon : le nouveau ministre des Forêts contesté

Après le détournement de plus de 350 conteneurs remplis de kévazingo - un bois précieux interdit d'exportation -, la nomination du nouveau ministre des Forêts, de la Mer et de l'Environnement, chargé du Plan climat, a directement été dictée par le président de la République Ali Bongo. Et cette décision fait des remous dans les couloirs du Palais du Bord de Mer, avec la désignation à ce poste d'un britannique naturalisé gabonais.

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La Phrase de la semaine

  • « Le temps nous dira si la monnaie commune en Afrique de l’Ouest est une chimère », Carlos Lopes, haut représentant de l'Union africaine pour le partenariat avec l'Europe....

L’interview

  • « La gouvernance publique responsable est irréversible »
    Le directeur général du Centre Africain de Formation et de Recherche Administratives pour le Développement (CAFRAD), Stéphane Monney Mouandjo, a accordé une interview au site Alwhidainfo à l'issue de la dernière conférence des Ecoles nationales d’administration, qui s'est tenue le 6 mars 2018 à Yaoundé au Cameroun.[...]

Infrastructures et changement climatique

DOCUMENTS

  • Bons points pour l’économie ivoirienne
    L’économie ivoirienne continue de rester dynamique depuis le début de l’année avec l’une des croissances les plus rapides du continent, qui devrait atteindre 7,2 % en 2019, contre 7,4 % en 2018. C’est la conclusion de la neuvième édition du rapport sur la situation économique en Côte d’Ivoire publiée aujourd’hui par la Banque mondiale. Cette bonne performance s’explique essentiellement par le retour du dynamisme du secteur privé qui avait ralenti en 2016 et 2017 et constitue à nouveau le principal moteur de croissance du pays. « À court et moyen termes, les perspectives restent solides avec, entre autres, une inflation maîtrisée, un déficit public qui devrait se redresser et une augmentation progressive des exports », explique Jacques Morisset, chef des programmes de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire et principal auteur du rapport. « Plusieurs risques pourraient toutefois altérer ces prévisions, notamment ceux liés à la fragilité de la conjoncture internationale et des marchés financiers et, aux élections présidentielles de 2020 qui risquent d’inciter à la prudence des acteurs économiques et des consommateurs. » […]