Karim Bani, le conseiller technique à la GIZ.

C’est en marge d’un colloque sur « la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption dans le secteur financier », à Tunis, le 26 mars, que Karim Bani, le conseiller technique à la Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), a indiqué que l’agence de développement allemande était prête à financer la modernisation des systèmes d’information et de digitalisation des banques publiques tunisiennes.

Une modernisation « qui nécessite d’importants financements permettant à ces banques d’acquérir certaines technologies de pointe, à l’instar de la blockchain et des systèmes d’intelligence artificielle », a-t-il précisé à l’Agence de presse tunisienne TAP, « de manière à parer aux problèmes qui entravent la bonne gestion et la lutte contre la corruption dans le secteur financier public tunisien. »

Karim Bani a tenu à préciser

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que dans le domaine de la lutte contre la corruption la gestion doit être axée sur la conformité aux standards internationaux dont l’intégrité en constitue le degré le plus élevé. « Une corrélation entre le niveau de conformité atteint et la valeur ajoutée au sein de l’entreprise a été prouvée », a-t-il insisté auprès de ses interlocuteurs, précisant que « la Tunisie a été davantage blacklistée en raison de l’absence de conformité entre les textes et les normes régissant l’activité financière et la réalité des pratiques. »

« Un retard a été enregistré dans la mise en œuvre de certains mécanismes de lutte contre le blanchiment d’argent et la corruption particulièrement, dans les établissements publics en raison de différence dans la hiérarchisation des priorités et le peu d’importance accordée à cette question », a reconnu, le ministre tunisien des Finances, Ridha Chalghoum.

Toutefois, aucun calendrier ni aucun montant de financement n’a été avancé sur ce projet de coopération technique entre l’Allemagne et la Tunisie.

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