La Contribution de solidarité sur les hauts revenus (CSHR). Les fonctionnaires les mieux rémunérés dans la fonction publique gabonaise vont apprendre à composer avec cette nouvelle taxe qui les frappe directement.

Le conseil des ministres du 29 mars 2019, piloté par le président de la République depuis son retour de convalescence du Maroc, a adopté ce nouveau prélèvement présenté comme « obligatoire » et applicable à toute fonctionnaire ou agent public qui émarge au budget de l’Etat et qui perçoit une rémunération mensuelle brute supérieure ou égale à 650 000 F CFA (991 euros).

Le nouveau prélèvement obligatoire présente une progressivité. Il s’étalera

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entre 5% et 15% de la rémunération du haut fonctionnaire. Ainsi, ceux qui perçoivent entre 650 000 F CFA et 1 500 000 F CFA seront taxés à hauteur de 5% de leurs revenus. Les fonctionnaires rémunérés entre 1 500 001 F CFA et 2 000 000 F CFA seront amputé de 10% de leurs revenus. Et tandis que ceux qui bénéficient d’une rémunération de 2 000 0001 F CFA (3 049 euros) et plus contribueront à hauteur de 15% au titre de la CSHR.

Des mesures d’austérités votées en juin 2018

Le nouveau prélèvement devrait concerner 28% des 105 851 agents publics répertoriés lors du dernier recensement du ministère de la fonction publique de juillet 2018. Il doit contribuer à réduire la masse salariale estimée à 709,8 milliards de F CFA (1 milliard d’euros) en 2017.

Le geste de solidarité demandé aux hauts fonctionnaires, s’inscrit en effet dans le cadre des mesures d’austérité décidées par le gouvernement en juin 2018, destinées à restreindre le train de vie de l’Etat et à rationaliser la dépense publique. Toutefois, le gouvernement n’a pas précisé à quoi serait affectée cette nouvelle taxe.

« Pour l’instant nous sommes dans une situation grave. Les sommes que nous affectons aux dépenses de salaire ne sont pas raisonnables, cela relève de la mauvaise gestion », a commenté le 30 mars l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima.

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