Comme chaque année, le think thank canadien, l’Institut Fraser publie son rapport 2018 sur les compagnies minières dans le monde et leur perception de l’attractivité juridique (fiscalité, réglementation environnementale, régime de taxation, infrastructures, stabilité politique, lois sur le travail, etc.) dans les pays où elles opèrent.

A ce titre, 291 dirigeants de compagnies minières ont été sollicités dans le monde. Seuls 10 pays africains ont obtenu le seuil minimal de réponses sur leur environnement des affaires pour figurer dans le classement sur les 83 pays étudiés au plan mondial. Des pays miniers comme l’Angola, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal ont ainsi été écartés pour insuffisance de réponses.

Selon le rapport de l’Institut Fraser, l’Afrique se classe au 2e rang des régions les moins attractives pour l’investissement dans les mines. Le Botswana est le mieux classé pour son environnement juridique (32e à l’échelle mondiale), suivie de l’Afrique du Sud (43e) et de la Zambie (45e). Viennent ensuite le Mali (50e), la Namibie (60e), la RDC (62e), Tanzanie (66e), le Ghana (68e), le Zimbabwe (76e) et l’Ethiopie (77e).

Concernant le premier de la classe africain, le vice-président d’une compagnie minière a déclaré à l’Institut Fraser que « le régime fiscal du Botswana continue d’être exemplaire par rapport aux autres juridictions africaines et encourage l’investissement dans l’exploration. »

A l’inverse, la RD Congo engrange de mauvais commentaires après avoir promulgué en 2018 un nouveau code minier qui accroît les redevances et impose de nouvelles taxes. « La récente augmentation unilatérale du taux de redevance en RDC décourage les investissements », dénonce un dirigeant sondé, alors qu’un autre relève le « manque de clarté sur les limites des concessions minières d’exploration et les cas de corruption. »