Maquette du Centre de conférence international Mahatma Gandhi (CCIMG) de Niamey.

Le 4 mars 2019, le président de la République Issoufou Mahamadou a visité l’état d’avancement des deux grands chantiers en cours en vue du sommet de l’Union africaine qui se tiendra en juin et juillet prochains au Niger.

Sur place, le chef de l’Etat s’est ainsi rendu sur le site en construction de l’hôtel présidentiel Radisson Blu, qui en est aux phases des finitions, et du Centre de conférence international Mahatma Gandhi (CCIMG) de Niamey, réalisé à 47%. L’hôtel présidentiel Radisson Blu est construit par la société

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turque Summa pour 45,7 millions d’euros. L’établissement 5 étoiles s’élève sur 17 niveaux pour une capacité de 190 chambres. Quant au centre de conférence, qui pourra accueillir 2500 personnes dans sa salle plénière, il est réalisé par la société indienne Shapoorji Pallonji pour un investissement de 32 millions d’euros.

Ces deux sites emblématiques du futur sommet de l’Union africaine emploient près de 1 400 personnes pour leur construction. Dans la perspective de cet événement panafricain, plusieurs autres chantiers de rénovation sont en cours pour un total de 305 millions d’euros d’investissements, comme ceux de l’aéroport international Diori Hamani, de la voie express, des villas présidentielles et d’autres hôtels de haut standing dans la capitale nigérienne. Et qui ont permis de créer un total 5 000 emplois.

« Je suis totalement satisfait du délai d’exécution des travaux. L’on m’a assuré que ces chantiers seront livrés avant le 15 juin 2019. Donc, les travaux se déroulent conformément au chronogramme initial. Je suis totalement satisfait de la qualité des travaux. Cela veut dire que nous allons tenir le sommet de l’Union africaine dans d’excellentes conditions » a souligné le chef de l’Etat.

La construction et la réhabilitation de ces infrastructures sont destinées pour l’essentiel à l’accueil des 5 000 hôtes attendus pour la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement à Niamey à l’été prochain.

Seul bémol : les protestations du Conseil national de l’Ordre des architectes du Niger qui a déploré, le 4 mars, que la profession soit trop peu sollicitée dans ces chantiers d’infrastructures en cours. « Nous voulons être un acteur majeur dans l’acte de bâtir au Niger. Dans le cadre de l’organisation, par le Niger, du sommet de l’Union africaine, un certain nombre d’infrastructures sont construites dans lesquelles, malheureusement, nous ne sommes pas toujours partie prenantes », a regretté Moutari A. Dambaba, vice-président du conseil de l’Ordre des architectes du Niger, qui compte 45 cabinets et 116 architectes.

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