Le colonel Ouattara Issiaka, alias Wattao.

Le président de la République, Alassane Ouattara, a procédé mercredi à de très nombreuses nouvelles nominations au sein des Forces Armées de Côte d’Ivoire (FACI) et de la Gendarmerie Nationale. Ces nominations interviennent dans le cadre de la réorganisation de l’armée ivoirienne, comme l’a mentionné le porte-parole du gouvernement, et elles visent notamment à renouveler et à rajeunir les générations d’officiers à 20 mois de l’élection présidentielle.

Au total, plus de 150 nominations qui touchent l’ensemble des Forces Armées de Côte d’Ivoire (FACI), aussi bien le ministère que l’inspection générale, l’état-major, l’armée de Terre, de l’Air ou la Marine, les forces spéciales, la gendarmerie mobile, les brigades rurales, etc.

Parmi les nominations marquantes,

[restrict]

le lieutenant-colonel, Dembélé Bassaro, secondé du lieutenant-colonel Kouassi Germain, devient le chef de corps de la Garde républicaine. Il succède au colonel Ouattara Issiaka, alias Wattao, qui a été nommé commandant des unités rattachée à l’état-major général des armées (UREMGA), avec rang de sous-chef d’Etat-major général des Armées.

S’agit-il pour le colonel Ouattara Issiaka d’une promotion ou d’une mise au placard pour ce proche de Guillaume Soro ? La presse ivoirienne est en plein débat sur ce sujet.

Fait marquant en tout cas, après la démission de Guillaume Soro de la présidence de l’Assemblée nationale, en raison de désaccords avec le chef de l’Etat, ce dernier a promu d’anciennes figures qui avaient fragilisé le pouvoir de Laurent Gbagbo et contribué à l’installation d’Alassane Ouattara au pouvoir en 2011, comme les colonels Chérif Ousmane, promu sous-chef d’état-major de l’armée de terre, et Losseny Fofana, dit « Loss », désormais au 3e bataillon de Bouaké, ville emblématique de l’ex-rébellion, siège des mutineries de janvier et juin 2017.

[/restrict]