le Coréen Park Sang-chul, le garde du corps présidentiel à la retraite.

Aucun ministère ni aucune entreprises ou agences publiques n’ont été épargnés par le coup de balai orchestré depuis le Palais du bord de mer, à la suite du retour du chef de l’Etat du Maroc. « Avalanche de nominations », a titré le principal quotidien gabonais, L’Union, tandis que le média en ligne GabonReview évoquait un “Tsun’Ali”, en référence à un tsunami. « C’est le plus long compte-rendu jamais vu », a affirmé à l’AFP un journaliste gabonais en prenant connaissance du compte-rendu du conseil des ministres long de 96 pages ! De tous les observateurs,

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le dernier remaniement d’une telle ampleur à la tête d’administrations ou d’organismes publics remonte au conseil des ministres du 19 octobre 2009, l’année où Ali Bongo était arrivé au pouvoir et quand il avait remplacé une centaine de tête dans la haute administration du pays.

Le jeu de chaises musicales à grande échelle opéré le 26 février 2019 contient son lot de surprises. Ainsi, le fidèle parmi les fidèles du chef de l’Etat, le Sud-Coréen Park Sang-chul, le garde du corps du président gabonais depuis 35 ans, a été prié de faire valoir ses droits à la retraite. Les deux hommes s’étaient rencontrés en 1984 et le Coréen avait depuis la main sur la sécurité rapprochée d’Ali Bongo. Il est remplacé par un cousin du président, Cyriaque Andjoua.

D’autres proches du palais présidentiel ont été débarqués et affectés à d’autres fonctions. Le directeur général de l’Office des ports et rades du Gabon (OPRAG), Saïd Abeleko, a été nommé ambassadeur au Benin, au Togo et au Ghana. Et c’est le frère du directeur de cabinet du président, Régis Laccruche Lelabou, qui prend la tête de l’OPRAG.

Ancien chef de cabinet durant le premier mandat d’Ali Bongo, Liban Souleymane, jusque là coordonnateur du Plan stratégique gabonais émergent (PSGE), devient ambassadeur du Gabon en Arabie Saoudite. Quant à Ismaël Ondias Souna, le directeur général de la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab), il part diriger la Société équatoriale de mines.

Pour ce premier conseil des ministres pour le chef du gouvernement Julien Nkoghe Bekalé, nommé le 12 janvier 2019, le Premier ministre n’est pas en reste, avec plus d’une quarantaine de nominations pour composer son cabinet.

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