Le gouvernement congolais a lancé, depuis samedi 2 mars à Kinshasa l’Agence nationale d’ingénierie clinique d’information et informatique de la santé (ANICIIS). Créée par un décret du Premier ministre le 18 décembre dernier, l’agence a pour objectif d’encadrer et d’accélérer la révolution digitale en RDC dans le secteur de la santé.

Rattachée au ministère de la Santé, l’ANCICIIS a pour mission d’améliorer le développement de l’informatique de santé dans le pays, qui regroupe la santé numérique, la cybersanté, l’e-santé, la santé en ligne, la télémédecine, la robotique médicale, la cartographie numérique sanitaire et l’utilisation des drones dans la chaîne logistique sanitaire.

« La numérisation peut nous aider à résoudre

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des problèmes de qualité de soin, d’avoir un dossier médical informatisé, d’être mieux connecté au savoir universel, de participer à la recherche et avoir l’accessibilité de l’expertise au chevet du malade », a détaillé le ministre de la Santé publique, Oly Ilunga Kalenga.

« Grâce à la télémédecine, un patient n’aura plus besoin de parcourir des dizaines voire des centaines de kilomètres pour consulter un expert à Kinshasa. L’informatisation des dossiers médicaux permettront aux médecins de mieux se renseigner sur les antécédents médicaux des patients. En plus du dossier qui pourra être transféré, le patient et le médecin pourront dialoguer par la vidéo », a expliqué de son côté le docteur Jacques Katele Miluala, conseiller technique à la cellule technique d’appui à la transformation digitale dans le secteur de la santé.

Mais qu’en est-il réellement du déploiement de la cybersanté dans un pays où le territoire est loin d’être totalement couvert par Internet et où les technologies de l’information restent peu utilisées ? Le ministre de la Santé publique, Oly Ilunga Kalenga espère que « dans quelques années, on aura quand même la fibre optique à travers tout le fleuve. » Une lueur d’espoir ?

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