Le secrétariat général de l’Union du maghreb arabe (UMA) a annoncé, fin janvier, le lancement d’un appel à candidature, financé grâce à un don de la Banque africaine de développement (BAD), pour relancer le projet de ligne ferroviaire trans-maghrébine, reliant la Tunisie, l’Algérie et le Maroc.

Sur le site officiel de l’UMA, il est ainsi possible de lire que « L’Union du Maghreb Arabe lance un appel à candidature international pour le recrutement d’un consultant individuel (ou représentant d’une société) chargé pour la (sic) Marketing et la publicité de l’étude de la Réhabilitation et de la Modernisation de la ligne de chemin de fer Trans – Maghrébine. L’appel d’offre peut être retiré directement de l’Union du Maghreb Arabe sis à 73, Rue Tansift, Agdal, Rabat, ou à télécharger du site officiel de l’UMA de l’adresse électronique suivante : http://www.maghrebarabe.org. Les dossiers de candidature doivent être déposés au bureau d’ordre de l’UMA à l’adresse ci-haut avant le Vendredi 15 Février 2019 à 12h, ou envoyés par rapide postale, cachet de la poste fait foie (resic). »

Les événements pourraient s’accélérer par la suite. L’UMA se donne

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deux semaines pour choisir entre les candidats. Lancée à partir du 1er mars 2019, l’étude devrait alors durer quatre semaine pour être le sujet au cœur d’une table ronde qui se déroulera à Tunis le 28 mars. Elle doit réunir les bailleurs de fonds capables d’être mobilisés pour financer les travaux du chantier estimés à 3,8 milliards de dollars.

Un projet initié dans les années 1990…

Le projet consiste en effet à réhabiliter tout d’abord deux lignes de chemin de fer déjà existantes. La première, de 363 kilomètres, reliait le Maroc à l’Algérie. Et la seconde de 503 kilomètres entre l’Algérie et la Tunisie, tout en effectuant la connexion entre les deux lignes afin de relier les trois pays. Ces travaux réalisés, la ligne devrait s’étendre sur une distance totale de 2 350 kilomètres. Un parcours inchangé depuis la genèse du projet en 1990… Mais depuis la fermeture de la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc, en 1994, le projet a été enterré, puis il revient régulièrement à la surface.

Enterré pendant une dizaine d’année par le président algérien Abdelaziz Bouteflika, la ligne ferroviaire trans-maghrébine a été exhumé en juin 2014 par le ministre algérien des Transports, Amar Ghoul, qui avait alors annoncé le lancement prochain d’appels d’offres. « La réalisation d’une ligne de train à grande vitesse (TGV) reliant la Tunisie au Maroc en passant par l’Algérie sera entamée bientôt », avait confirmé Yacine Bendjaballah, le directeur général de la Société nationale algérienne des transports ferroviaires (SNTF). On connaît la suite.

De son côté, l’UMA a tenu, du 24 au 27 juillet 2017, une session ordinaire de la commission chargée de superviser l’étude de faisabilité de ce projet ambitieux. A cette époque, la Banque africaine de développement (BAD) avait déjà débloqué une enveloppe de 1,7 million de dollars pour cette étude.

Comme le projet de TGV avance à un train de sénateur, il n’est pas improbable, finalement, que le président algérien Abdelaziz Bouteflika inaugure, dans son fauteuil, la ligne trans-maghrébine au cours de son cinquième mandat !

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