C’est à quelques heures à peine de la fin du délai légal, que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sans doute tout affairé à sa nouvelle candidature à l’élection présidentielle, a désigné Tayeb Belaïz, à la tête du Conseil constitutionnel, pour remplacer Mourad Medelci, décédé il y a une quinzaine de jours.

Jusque là,

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Tayeb Belaïz occupait le poste de ministre d’État, conseiller spécial du président de la République. Nommé à 70 ans pour un mandat de 8 ans à la tête du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaïz ne fait pas baisser la moyenne d’âge des hommes politiques algériens à de hautes fonctions. Une fonction, justement, que connaît bien l’intéressé puisqu’il a déjà occupé ce poste au Conseil constitutionnel, avant d’être nommé ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, de 2013 à 2015.

Après une licence en droit à l’université d’Oran, Tayeb Belaïz a débuté sa carrière professionnelle au sein des services extérieurs du ministère de l’Intérieur, avant de rejoindre la justice en occupant d’abord le poste de magistrat pendant 25 ans, puis celui de président de la cour d’Oran et de Sidi Bel-Abbès, puis de conseiller à la Cour suprême. En 1999, il rejoint la Commission nationale de la réforme de la justice, mise en place par le président Bouteflika. Et en 2002, Tayeb Belaïz a également été ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale et ministre de la Justice en 2003.

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