Médecin, homme politique, diplomate et très discret. Le battage autour de l’élection de la Rwandaise Louise Mushikiwabo au poste de secrétaire général de la francophonie pour un mandat de quatre ans est à l’exact opposé de l’indifférence et du silence qui ont entouré la nomination de son successeur à la tête de la diplomatie du Rwanda. Le nouveau ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Richard Sezibera, 54 ans, est pourtant un homme politique qui compte dans son pays.

Après des études de médecine et de chirurgie, Richard Sezibera a travaillé dans le département d’obstétrique et de gynécologie dans plusieurs hôpitaux en Ouganda. En 1990, il rejoint le Front patriotique rwandais – Armée patriotique rwandaise (FPR / APR) en tant que médecin sur le terrain. Et en juillet 1994, il est nommé médecin auprès du président de la République du Rwanda dont il sera également l’aide militaire.

En 1995, il devient membre du Parlement où il est élu président de la commission parlementaire des affaires sociales. En 1999, Richard Sezibera est nommé ambassadeur du Rwanda aux États-Unis d’Amérique, et simultanément au Mexique, en Argentine et au Brésil.

Par la suite, Il sera l’envoyé spécial de son pays dans la région des Grands Lacs africains et conseiller principal auprès du président du Rwanda, contribuant au tout premier pacte de sécurité, de stabilité et de développement dans la région.

De 2008 à 2011, le nouveau ministre des Affaires étrangères sera le ministre de la Santé du Rwanda.

Mais c’est en 2011 et jusqu’en 2016, qu’il exercera sa fonction la plus prestigieuse en tant que secrétaire général de la Communauté de l’Afrique de l’Est, organisation intergouvernementale régionale qui réunit le Burundi, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda et le Sud Soudan.

Cette carrière politique n’empêche pas Richard Sezibera d’être impliqué au plan international dans le domaine de la santé, notamment au sein de l’Organisation de la santé (OMS).