Jean Marc Anga vient de céder son fauteuil de directeur exécutif de l’Organisation internationale du cacao (ICCO).

Echange siège d’institution contre un fauteuil de directeur exécutif. C’est en résumé le deal passé entre les pays producteurs et les pays consommateurs de cacao. Candidat malheureux à sa propre succession, l’Ivoirien Jean Marc Anga vient de céder son fauteuil de directeur exécutif de l’Organisation internationale du cacao (ICCO), fondée en 1973, à un Belge, Michel Arrion.

Ce dernier a été nommé par « consensus », détaille le site web de l’institution (www.icco.org) qui précise qu’ « il servira un mandat de cinq ans à ce poste », à compter du 1er octobre 2018. Michel Arrion est un fonctionnaire de l’Union européenne, qui a été ambassadeur de l’UE dans divers pays africains tels que le Nigéria, le Rwanda et la Côte d’Ivoire ».

Michel Arrion était le candidat des pays consommateurs de chocolat, alors que l’Ivoirien Jean-Marc Anga était soutenu par les pays producteurs de cacao. Le mandat de Jean-Marc Anga a été marquée, après 16 ans de bataille entre pays consommateurs et producteurs, par le transfert du siège de l’ICCO de Londres à Abidjan le 25 avril 2017. Après 44 ans passés à Londres, le siège de l’ICCO a été installé à Abidjan, après une quinzaine d’années d’offensive diplomatique de la part des autorités ivoiriennes, qui avaient déposé une requête dans ce sens auprès de l’organisation en 2001. Une localisation du siège de l’ICCO en Afrique qui doit beaucoup à l’activisme de Jean-Marc Anga, mais qui lui coûte aussi son fauteuil.