L’Université des Nations unies pour les ressources naturelles en Afrique tient sa nouvelle directrice avec la nomination de Fatima Denton qui est entrée en fonction le 10 septembre dernier. Elle succède au Camerounais Elias Ayuk.

Basée à Accra, au Ghana, cette université contribue au développement durable, à la gestion et à la gouvernance des ressources naturelles renouvelables et non renouvelables en Afrique et poursuit des recherches et organise des formations à travers un réseau au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Namibie, au Sénégal, et en Zambie.

Originaire de Gambie, Fatima Denton a fait une grande partie de sa carrière comme fonctionnaire des Nations unies. De 2012 à 2018, elle a occupé le double poste de directrice du département de gestion des ressources naturelles et coordinatrice du Centre africain pour la politique en matière de climat à la Commission économique pour l’Afrique ( CEA).

Titulaire d’un doctorat en sciences politiques, Fatima Denton a d’abord travaillé au Danemark en tant que scientifique spécialisée dans l’énergie pour le Centre Risoe du Programme des Nations unies pour l’Environnement ( ONU Environnement aujourd’hui), très axé sur sur les pays en voie de développement.

Auparavant, elle dirigeait au Canada l’un des plus importants programmes de recherche sur l’adaptation aux changements climatiques dans le cadre d’une initiative conjointe du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et du Département britannique du développement international (DFID). Elle gérait un portefeuille de plus de 45 projets dont 33 en Afrique.

Elle a été l’auteur principale coordinatrice de la cinquième évaluation du Groupe de travail II du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et a été l’auteur principal du Rapport spécial du GIEC sur les énergies renouvelables et l’atténuation des changements climatiques.

Fatima Denton est titulaire d’un doctorat en sciences politiques et en études du développement de l’université de Birmingham (Royaume-Uni) et elle a effectué des études de premier cycle à l’université Cheikh Anta Diop, à l’université de Besançon, à l’université Paris-Sorbonne et à l’Ecole des Hautes Etudes Internationales, où elle a étudié respectivement les sciences humaines, la linguistique appliquée et l’interprétation, les sciences humaines et les relations internationales.