Deux Camerounais et un Sénégalais. Depuis le mois de septembre, ils représentent le continent africain à l’issue du tout premier conseil d’administration de la Fondation Énergies pour le Monde (ou Fondem), après sa fusion avec l’association Énergies pour l’Afrique, créée sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo en 2014 dans le but d’électrifier le continent africain à l’aide d’un instrument unique et dédié, réceptacle des financements internationaux publics (subventions) et privés (prêts, crédits, assurances). Une structure présidée d’ailleurs depuis 2017 par Jean-Louis Borloo, qui défend depuis 2015, « l’objectif de connecter 640 millions d’Africains à l’électricité d’ici à 2025. »

Les trois Africains parmi les 15 administrateurs de la Fondation Énergies pour le Monde sont :

la Camerounaise Célestine Ketcha Courtès, femme d’affaires et femme politique, elle est présidente du Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA) et maire de la ville de Bangangté au Cameroun, qui compte plus de 60 000 habitants. Célestine Ketcha Courtès était déjà membre du conseil d’administration d’Énergie pour l’Afrique de Jean-Louis Borloo et elle a participé à la préparation de la COP 21 en France en 2015. Ce qui lui a permis d’inscrire sa commune au projet « Graine de lumière », un projet qui démarrera dans son pays en 2019 et qui est une plate-forme qui permettra de former les jeunes camerounais à la fabrication des panneaux solaires. Seule ombre au tableau, Célestine Ketcha Courtès a impliquée en 2015 dans une affaire pour faux et usage de faux, abus de biens sociaux et détournement de 50 millions de F CFA (76 200 euros).

Le second Camerounais est Roger Nkodo Dang, député à l’Assemblée nationale du Cameroun. En mai 2015, Nkodo Dang est élu président du Parlement panafricain. Il est réélu en mai 2017, malgré des soupçons de mauvaise gouvernance qui ont pesé sur sa candidature.

 

 

 

Enfin, le nouvel administrateur de la Fondation pour l’énergie est le Sénégalais, Abdou Fall, ancien ministre. Sous la présidence d’Abdoulaye Wade, il a été à deux reprises ministre de la santé, puis ministre de la culture et de la communication, porte-parole du gouvernement. Il a démissionné en 2011, alors qu’il exerçait les fonctions de ministre d’État, directeur de cabinet politique du Président de la République. Il a également été maire de Dakar. Après son parcours ministériel, il a notamment été formateur à l’Ecole nationale d’économie appliqué (ENEA), dont il est issu et aujourd’hui, il collabore au cabinet AFAC, principalement dans le secteur de l’énergie et des énergies renouvelables.

Pour mémoire, la Fondation Énergies pour le Monde (Fondem), est née en 1990 à l’initiative d‘Alain Liébard. Reconnue d’utilité publique en 1990 et agréée sociale et solidaire depuis 2011, la Fondem a mis en œuvre des projets d’accès à l’électricité (écoles, centres de santé, de pompage, etc) dans 28 pays depuis sa création et permis l’accès à l’énergie à 1,2 million de personnes.