Le Moniteur des finances publiques du FMI aborde dans sa dernière édition la numérisation des administrations. La numérisation mondiale en cours concerne aussi les administrations publiques, dont la conversion se fait cependant à un rythme très différent, explique le document. Dans presque tous les pays, l’administration publique possède ses sites Web nationaux et utilise des systèmes automatisés de gestion des finances publiques. Si elle ouvre de nombreuses possibilités, la numérisation s’accompagne aussi de problèmes sur le plan budgétaire. En quoi la numérisation est-elle susceptible de modifier la conception et la mise en œuvre des politiques actuelles et à venir? Quels sont les obstacles éventuels?

La numérisation n’est pas une panacée. Elle exige un programme de réforme volontariste, prospectif et exhaustif. Les administrations publiques doivent s’efforcer de combler les multiples lacunes politiques, sociales et institutionnelles et gérer les risques numériques. Elles doivent aussi réserver des ressources budgétaires suffisantes pour financer les indispensables investissements dans l’infrastructure numérique et la cybersécurité. Enfin, dernier point et non le moindre, la numérisation rend la collaboration internationale plus nécessaire que jamais.