L’édition 2018 de la « carte des risques politiques, terrorisme et violences politique » du conseil en gestion des risques et du courtage en assurance et réassurance AON reflète les tensions qui agitent la planète. « Les risques de violences politiques connaissent une tendance globalement à la hausse cette année. Plusieurs raisons l’expliquent, notamment les tensions géopolitiques mondiales, l’affaiblissement du modèle de la démocratie libérale et les répercussions des conflits chroniques qui minent plusieurs continents », résume AON.

Selon AON, 40% des pays sont exposés aux risques de terrorisme et de sabotage, 60% aux risques de mouvements populaires et 33% aux risques d’insurrection, de guerre ou de coup d’Etat. Concernant le continent africain, il est celui qui enregistre le plus de dégradations de l’indice de risques politiques. Les conflits en cours, l’érosion démocratique et les scandales de corruption de plus en plus fréquents ont amené le continent à une augmentation des violences politiques. Des groupes comme l’Etat islamique et Boko Haram profitent d’institutions fragiles et de frontières faibles pour s’étendre. Par exemple, le risque de terrorisme et de violence politique reste très élevé au Nigéria, puissance économique incontournable d’Afrique. Boko Haram frappe encore régulièrement dans le nord-est, souligne AON dans son baromètre des risques.