La ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Modernisation de la l’administration Coumba Bâ.

Vers la fin des faux diplômés dans la haute fonction publique en Mauritanie? C’est en tout cas la volonté affichée par la ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Modernisation de la l’administration Coumba Bâ.

La ministre a été interpellée le 10 janvier dernier sur le sujet par le député Dane Ould Ethmane. Ce dernier mettant en exergue, « les dangers que constituent ce phénomène sur le rendement du service public et rappelant l’importance des ressources humaines qualifiées.« 

Outre le travail de la Commission nationale des concours (CNC), présidée par un conseiller de la présidence de la République, la ministre Coumba Bâ a affirmé qu’un Commission d’authentification et d’équivalence des diplômes (CAED) avait été mise en place récemment par le gouvernement.

Désormais, selon la ministre, la Commission d’authentification et d’équivalence des diplômes est en contact direct avec les structures pédagogiques nationales afin d’authentifier les diplômes délivrés. Résultats? « 110 diplômes faisant l’objet de réserve ont été examinés à ce jour, dont 30 seulement ont été authentifiés« , a affirmé Coumba Bâ. Soit 70% de faux diplômes! « Les titres ne satisfaisant pas aux conditions requises pour leur adoption ont été rejetés. Le gouvernement accorde une attention toute particulière au fléau de la falsification des diplômes. Ainsi, tous les cas décelés de cette nature seront immédiatement déférés devant la justice qui ouvrira une enquête conformément à la loi. Le phénomène des faux diplômes a un impact négatif sur les prestations des services publics« , a-t-elle justifié.

Les nombreuses anecdotes et les histoires qui circulaient en Mauritanie sur les faux diplômés dans la fonction publique étaient donc largement fondées. La presse du pays s’en amuse régulièrement : « de nombreux cadres se prévalent de gros parchemins sans jamais être passés par la case baccalauréat! » ou plus gravement, « un grand nombre d’individus arrivent aux commandes d’importants postes de l’Etat sans avoir l’expertise nécessaire à l’accomplissement de leur tâche « , peut-on lire sur le site 360afrique.com. La Commission d’authentification et d’équivalence des diplômes (CAED) brisera-t-elle un tabou solidement ancrer dans le pays. Au risque de contraindre la presse maurtitanienne à trouver d’autres sujets de dérision?