L’Observatoire de la dépense publique (ODEP) jette un nouveau pavé dans la mare. Dans un rapport de longue haleine sur l’exécution des finances publiques durant la période qui s’étale de 2012 à 2016, la plate-forme des organisations de la société civile, fondée en 2011, et qui s’est spécialisée dans le suivi des finances publiques en RDC, accuse certaines institutions d’avoir consommé plus de crédits que prévus

Dans le collimateur de l’ODEP : la présidence de la République, la primature (photo) et le Sénat, accusés d’avoir dépensé plus d’argent que ce qui leur a été alloué pour cette période. Selon les calculs de l’ODEP, le Sénat se distingue par des crédits en dépassement de 115,9%, la présidence de la République de 144,8% et l’institution la plus dépensière, la primature, dont les montants dépensés dépassent de 244,4% les crédits qui lui ont été allouées !

Dans son rapport, l’Observatoire de la dépense publique analyse les raisons de tels dérapages par des institutions qui devraient donner l’exemple en matière de rigueur budgétaire. Pour l’ODEP, les raisons de ces dysfonctionnements : l’absence de justice sociale, le manque de transparence et l’absence de discipline budgétaire, le manque d’équité dans la gestion des finances publiques ainsi que le déficit de suivi et de contrôle par le Parlement, l’Inspection générale des finances et la Cour des comptes dans l’exécution du budget de ces institutions.