Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale du Tchad de 2013 à février 2017, Mariam Mahamat Nour vient d’être élue pour un mandat de trois ans présidente du Conseil national des femmes du Tchad (Conafe). Elle succède à Hélène Lambatim et elle dirigera un bureau composé de 17 membres.

Economiste et femme politique, Mariam Mahamat Nour a été la représentante de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) dans son pays d’octobre 1999 à octobre 2013. A cette occasion elle a été chargée de promouvoir le développement rural à travers l’appui aux gouvernements dans la conception des politiques et stratégies, la conception et la mise en œuvre des projets. Elle a aussi contribué à la mobilisation des ressources, coordonner les interventions des partenaires techniques et financiers ainsi que tous les acteurs concernés.

De 1996 à 1997, Mariam Mahamat Nour a été secrétaire générale du gouvernement du Tchad, avec rang de ministre. Et de 1994 à 1996, elle a tenu le maroquin de ministre du Plan et de la Coopération.

La nomination de Mariam Mahamat Nour en tant que présidente du Conseil national des femmes du Tchad, intervient quelques jours après l’adoption par L’Assemblée nationale du Tchad de la loi portant réforme de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Cette dernière se voit dotée du mandat de promotion et de protection des droits humains, de larges pouvoirs d’investigation dans les cas de violation des droits de l’homme, et de l’indépendance d’action. Une loi qui permettra aussi aux femmes de mieux faire valoir leurs droits.

Dans un communiqué, le coordonnateur résident du système des Nations unies au Tchad, Stephen Tull, a salué l’adoption de ce texte qui « marque un pas décisif dans le processus de réforme. Cette institution nationale a un rôle fondamental à jouer dans le respect des droits humains et la lutte contre toutes les formes de discriminations. Je formule le vœu que ce processus puisse être mis en œuvre, et que tous les fonctionnaires s’engagent dans la promotion et le respect des droits de l’homme ».