L’Institut gabonais d’appui au développement (IGAD) a bousculé son calendrier et organisé un conseil d’administration extraordinaire le 5 octobre 2017. L’occasion de faire le point sur la situation difficile d’une organisation, qui fête ses 25 ans d’existence, et de désigner son nouveau directeur général pour succéder à Pascal Pommarel. Le poste est confié à Sébastien Koumba (photo), ingénieur agronome de formation et qui était le directeur de programme de l’IGAD.

Mais ce conseil d’administration a aussi été l’occasion de décider de mesures d’austérité pour faire face à « la situation des effectifs pléthoriques » au sein de l’Igad. Les administrateurs ont ainsi décidé de réduire la masse salariale, jugée « trop importante », et de faire appel à davantage de prestataires extérieurs.

« Nous avons essayé de regarder les différents éléments qui posaient problèmes. Ce qui nous a amené à redimensionner la structure pour que celle-ci puisse coller aux moyens mis à la disposition de l’Igad. Et c’est à partir de cet instant que la maison pourra poursuivre ses activités sans difficulté. La structure était en sureffectif… C’est pourquoi l’Igad s’est retrouvé en grande difficulté. Cette situation nous a contraint à nous séparer de ce personnel. En cas de besoin, ils seront juste utilisés comme des prestataires », a expliqué Gervais Owonga Biye, le président du conseil d’administration par intérim.

Le conseil a toutefois noté avec satisfaction, « l’amélioration de la production nationale de certaines cultures maraîchères. » « Depuis 25 ans, l’Igad a contribué à faire passer la production des cultures maraîchères nationales de 5% à 60% voire 100% pour certaines cultures. Il n y a plus d’importation de légumes feuilles. Les investissement depuis ces 20 ans ont été à hauteur de 20 milliards de F CFA », a plaidé  le directeur général sortant.

Crée en 1992 pour améliorer la production nationale de certaines cultures maraîchères (amarante, oseille, tomates, laitues, maïs, etc), l’IGAD est le fruit d’un partenariat public/privé, entre l’Etat gabonais et Elf Gabon, devenue Total Gabon, qui bénéficie de l’appui technique de l’ONG Agrisud International.